Rentrée 2009/2010
Les deux premières conventions de reprise d'AVS signées en Haute-Normandie PDF Print E-mail
User Rating: / 1
PoorBest 
Rentrée 2009/2010 - Revue de Presse
Written by Yves-Louis BOUMIER   
Sunday, 20 September 2009 20:40
There are no translations available.

Les deux premières conventions permettant à une association de rependre des auxiliaires de vie scolaire (AVS) en fin de contrat ont été signées cette semaine en Haute-Normandie.

L'Union régionale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis (Urapei) de Haute-Normandie a signé ces deux conventions de reprise d'AVS et emplois vie scolaire (EVS) dont les contrats arrivent à échéance.

Ces conventions, "les deux premières à être signées en France", vont permettre de prolonger l'activité de "20 à 30 AVS dans l'Eure et deux AVS dans l'immédiat, une trentaine ensuite, en Seine-Maritime", explique Michel-Edouard Doucet, président de l'Urapei de Haute-Normandie, affiliée à l'Unapei. "Une cinquantaine de contrats arriveront ensuite à échéance en fin d'année sur les deux départements", précise-t-il.

Selon lui, la Haute-Normandie compte actuellement 500 à 600 AVS/EVS. Au niveau national, 5.000 AVS ont vu leur contrat aidé arriver à terme dans l'été.

Pour organiser la continuité du suivi des enfants handicapés à l'école, l'Etat a fait voter en juillet un amendement qui prévoit la possibilité pour une association de reprendre ces personnels, en réponse à un besoin particulier d'une famille, rappelle Michel-Edouard Doucet.

Cet amendement a été conforté par une convention cadre signée le 1er septembre par le ministre de l'Education Luc Chatel et trois associations, dont l'Unapei.
A ceux qui estiment que l'Etat "se défausse" ainsi sur les associations, Michel-Edouard Doucet répond qu'"il faut être pragmatique": les contrats aidés des AVS, créés il y a six ans, "étaient dès le départ tordus, et aujourd'hui on ne peut pas abandonner les enfants". Il dit "croire en la parole de l'Etat" qui s'est engagé à assurer le financement des emplois repris par les associations.

 
La présence d’un enfant handicapé bouscule les lignes traditionnelles d’une famille PDF Print E-mail
Rentrée 2009/2010 - Revue de Presse
Written by Yves-Louis BOUMIER   
Sunday, 20 September 2009 20:24
There are no translations available.

Régine Scelles, psychologue clinicienne invitée pour un colloque à Nancy, apporte quelques clés.

Quand j’étais petite, ma première question a été de me dire pourquoi lui et pas moi », témoigne Pascale, 28 ans. Son frère jumeau est infirme moteur cérébral. «J’ai eu des difficultés à accepter la situation. Puis à 7 ou 8 ans, on se rend compte que la vie familiale n’est pas comme chez les amies. Plus grand, il faut vivre avec le regard des autres. Il exprime le mépris, le dégoût, parfois ils le disent. » Emmanuelle, 28 ans, a une grande sœur polyhandicapée. «La semaine, elle se trouvait en institution, elle ne revenait chez nous que le week-end. Petite, j’ai ressenti beaucoup de jalousie envers elle, le week-end mes parents s’en occupaient beaucoup. Aujourd’hui notre relation est fusionnelle. »

Pascale et Emmanuelle participaient, samedi à Nancy, au colloque «Handicap et fratrie». Les organisateurs avaient invité Régine Scelles, psychologue clinicienne et professeur à la faculté de Rouen. «La relation mère et enfant handicapé a été beaucoup étudiée, ce qui n’est pas le cas de celle entre un enfant handicapé et ses frères et sœurs », constate l’universitaire. «Je crois qu’avant de penser le handicap, il faut penser la normalité. Souvent, on attribue à l’enfant handicapé les dysfonctionnements de la famille. »

Transformer la souffrance

Pour elle, l’enfant handicapé est d’abord un enfant. Que sait-on de son ressenti de sa maladie, de ses difficultés, de sa souffrance à ne pas être comme les autres. La venue d’un enfant malade bouleverse l’équilibre familial et pose la question de sa place. «La fratrie est un laboratoire des relations sociales », rappelle-t-elle. Pour la psychologue, pas question d’étouffer ce constat, bien au contraire. «L’enfant handicapé doit trouver sa place au sein de la fratrie pour peu qu’on lui en fasse crédit. » Malgré son handicap, il doit vivre les expériences d’un enfant normal. Si celui-ci doit pouvoir parler à quelqu’un de ses souffrances, «et raconter à quel point c’est difficile », cela s’applique aussi à ses frères et sœurs. «Dire la souffrance, sans la nier, revient à aider. On peut même en rire, c’est thérapeutique. Le principal est de la transformer, de la partager, elle est alors plus supportable. Dans mes consultations, je vois des frères et sœurs qui souffrent de ne pas pouvoir en parler avec leurs parents et même entre eux. » Régine Scelles milite pour que les familles arrivent à ce dialogue, à cette écoute qui peut passer par des aides extérieures, pour mieux vivre ensemble la situation.

M.-O. N. Le colloque était organisé par les associations Vivre avec un enfant différent, Agir pour nos enfants et le Collectif polyhandicap lorraine.

Source : http://www.republicain-lorrain.fr/fr/article/1972927,75/Handicap-et-fratrie-dire-la-souffrance-pour-la-depasser.html

 


Réseaux Sociaux

Copyright © 2012 Accompagnant de Vie Solidaire. All Rights Reserved.
Joomla! is Free Software released under the GNU/GPL License.